Revue de presse

               Articles du Dauphiné Libéré du jeudi 11 février 2021

           Article du mercredi 10 février 2021  Par France Bleu Drôme Ardèche

Centrale du Tricastin : un collectif antinucléaire manifeste pour l'arrêt de son troisième réacteur

Ce mercredi, cela fait quarante ans, jour pour jour, que le troisième réacteur de la centrale nucléaire du Tricastin a été mis en service. Des militants ont manifesté devant la mairie de Saint-Paul-Trois-Châteaux pour réclamer sa fermeture.

"40 ans ca suffit". C'était le message inscrit sur plusieurs pancartes brandies devant la mairie de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) ce mercredi matin. Une quinzaine de personnes se sont mobilisées pour demander l'arrêt du réacteur numéro trois de la centrale nucléaire du Tricastin, raccordé au réseau il y a quarante ans, jour pour jour.

Stop Tricastin envisage de porter plainte contre EDF

"C'est une vieille casserole, il faut la fermer", fustige Alain Volle, le porte-parole du collectif Stop Tricastin à l'origine de cette manifestion. Ce dernier craint qu'il ne fonctionne encore dans les dix prochaines années, à l'instar des deux premiers réacteurs du site et pour lesquels des contrôles sont en cours. La décision sera bientôt prise pour le réacteur numéro 1.

Alain Volle reste optimiste, le militant espère encore pouvoir faire barrage : "Nous avons des documents qui prouvent que la dangerosité liée aux fissures dans la cuve du réacteur numéro 1 a été minimisée par EDF." Le collectif antinucléaire envisage de porter plainte contre le groupe pour mise en danger de la vie d'autrui.

"Le risque zéro n'existe pas" - Jean-Michel Catelinois, maire de Saint-Paul-Trois-Châteaux

Le maire de Saint-Paul-Trois-Châteaux Jean-Michel Catelinois, interpellé par les manifestants ce mercredi matin, reconnaît que "le risque zéro n'existe pas". Mais l'élu de la commune où se trouve la centrale estime pouvoir faire confiance à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : "le gendarme du nucléaire".

"Elle effectue régulièrement des contrôles et jusqu'ici elle n'a jamais lancé d'alerte pour fermer ce réacteur", indique Jean-Michel Catelinois, l'un des 33 élus signataires d'une lettre ouverte adressée au patron d'EDF, dans laquelle ils expriment leur volonté d'accueillir un EPR, un réacteur "nouvelle génération" dans la Drôme.

Elsa Vande Wiele

France Bleu Drôme Ardèche

       Article du dauphiné Libéré du 30 octobre 2020

Article du Dauphiné libéré du 29 octobre 2020

Article du Dauphiné Libéré du mercredi 14 octobre 2020

EDF révèle des défauts sur les réacteurs de Cruas et du Tricastin en cas de séisme

Près d'un an après le séisme du Teil, EDF révèle, dans un communiqué, que "certains matériels du circuit de refroidissement" des réacteurs de Cruas, du Tricastin, mais aussi de Gravelines, Saint-Laurent, Chinon et Dampierre*, peuvent "présenter un défaut de tenue [...] en cas de séisme".

Ce défaut concerne des supports des tuyauteries du réseau de refroidissement intermédiaire. Celui-ci assure la réfrigération des circuits auxiliaires des installations nucléaires, importants pour la sûreté du réacteur, notamment en cas d'accident.

Contacté, EDF précise que "l'écart a été détecté dans une autre centrale EDF de même type que la centrale du Tricastin. Il concerne plusieurs centrales." L'énergéticien assure que "ce n'est pas lié au séisme du Teil", mais que "cela concerne des accroches qui auraient pu ne pas tenir" et que "c'est lié au renforcement des exigences".


Ces exigences ont-elles été relevées à la suite du séisme du Teil, d'une magnitude de 5,4, le plus important qu'a connu la France en seize ans ? EDF n'avait pas donné de réponse à cette question le 14 octobre au soir.

Pour rappel, lors du séisme du 11 novembre dernier au Teil, l'un des cinq réacteurs de surveillance sismique de la centrale de Cruas avait dépassé le seuil au-delà duquel les réacteurs doivent être arrêtés pour vérifications et la centrale avait été arrêtée.

D'après l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les exploitants des centrales réévaluent le niveau de séisme à prendre en compte tous les dix ans. Pour les réacteurs de 900 Mégawatts électrique, le niveau de risque pris en compte est celui d'un « séisme majoré de sécurité ». À savoir : un séisme hypothétique d'intensité supérieure au séisme maximal historiquement vraisemblable.

La découverte de ce potentiel défaut de tenue a fait l'objet d'une déclaration d'un évènement significatif de sûreté de niveau 1 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) de la part d'EDF auprès de l'ASN, le 29 septembre 2020. Le niveau 1 (sur 7) correspond aux événements classés sans incidence.

* 32 réacteurs en France, d'une puissance de 900 Mégawatts électrique (unité de puissance), capables d'alimenter chacun 500 000 foyers en électricité.

Le 31/05/2020

Retrouvez les articles de presse liés à notre action du 28 Mai :

Article Reporterre
Article France Bleu
Article Dauphine


Défauts de résistance au séisme du circuit d'alimentation en eau brute (SEC) des quatre réacteurs

Publié le 03/04/2020 par l'ASN

Centrale nucléaire du Tricastin - Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 20 février 2020, EDF a déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un événement significatif pour la sûreté concernant un défaut de résistance au séisme de tuyauteries du circuit d'alimentation en eau brute (SEC) des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin.

Le circuit SEC participe au refroidissement en fonctionnement normal comme en situation accidentelle de l'ensemble des circuits et matériels importants pour la sûreté de l'installation. Le circuit SEC est constitué de deux voies redondantes. Par conception, en cas de défaillance d'une voie, l'autre permet d'assurer les mêmes fonctions.

A la suite de la mise en évidence de sous-épaisseurs sur des tuyauteries du circuit SEC des réacteurs de la centrale nucléaire de Saint-Laurent, dans le Loir-et-Cher, les vérifications conduites par EDF ont montré en novembre 2019 que des tuyauteries des circuits SEC des quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin présentaient une épaisseur insuffisante pour garantir leur résistance en cas de séisme. En cas de séisme, les circuits SEC auraient ainsi pu ne pas être en mesure d'assurer leur fonction de refroidissement des réacteurs.

EDF a remplacé l'ensemble des portions de tuyauteries concernées sur les quatre réacteurs de la centrale nucléaire du Tricastin en décembre 2019, sans attendre la fin des calculs détaillés de vérification de la résistance au séisme des tuyauteries. A l'issue de ces derniers, EDF a déclaré l'événement significatif à l'ASN.

Cet événement n'a pas eu de conséquence sur les personnes et l'environnement. Toutefois, en raison des conséquences potentielles de la perte des voies redondantes du circuit SEC des quatre réacteurs en cas de séisme d'intensité SMHV, l'ASN classe cet événement au niveau 1 de l'échelle INES. Ce classement est provisoire, l'ASN poursuivant l'analyse des éléments transmis par EDF sur les conséquences potentielles de cet événement

.